Après avoir publié en 2020 un standard mondial pour les Solutions fondées sur la nature (SfN), l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) présentait en 2021 un guide d'appropriation, structuré en huit questions clés à se poser devant un projet.
"Dans le monde rural, la création d'une réserve naturelle induit des contraintes que les habitants ne sont pas toujours prêts à accepter. Dans le pays des Gorges de Daluis, près du Mercantour, le succès d'un conte de territoire interactif démontre la force de l'ancrage dans le territoire, de la pédagogie et de la coconstruction." La Banque des Territoires fait le récit de cette expérience.
Dans le cadre du projet européen Interreg SUDOE Fleurs Locales, une publication revient sur huit cas d'étude dont quatre en France (Alpes du Nord, Pyrénées, Massif central et Pays de la Loire), pour lesquels les organisations enquêtées ont la particularité de mobiliser une diversité d'acteurs pour la collecte, la production de mélanges de graines et leur utilisation, et de générer des flux de matériaux végétaux, d'informations et d'argent entre eux. On trouvera également dans le guide un zoom sur la règlementation applicable en France en matière de restauration de la biodiversité indigène. Il est attendu que "les enseignements présentés pourront fournir des repères stratégiques et pratiques utiles à de nouveaux producteurs de semences, propriétaires, aménageurs ou gestionnaires d'espaces."
"Il existe en France une trentaine de dispositifs (aides, opérateurs de compensation carbone…) visant le même objectif : développer l'arbre en réponse à l'urgence climatique, dans une logique d'équilibre entre enjeux environnementaux, économiques et sociétaux. Toutefois, il peut s'avérer difficile, pour les utilisateurs, de s'orienter dans l'ensemble de ces propositions." Créé à l'initiative de Fibois France, "Plantons des arbres" est un guichet unique national et régional conçu pour sensibiliser et mobiliser sur la plantation d'arbres et la forêt, destiné aux entreprises, collectivités, citoyens et porteurs de projets.
Après une première publication à l'été 2021, le GIEC a publié en février 2022 le deuxième volet de son sixième rapport d'évaluation. Le premier volet concluait que le changement climatique était plus rapide que prévu. Ces derniers travaux s'intéressent aux effets, aux vulnérabilités et aux capacités d'adaptation à la crise climatique, notamment dans certains secteurs clés : la transition énergétique pour réduire les émissions de CO2 ; une meilleure gestion de l'eau et de l'irrigation mais aussi une meilleure adaptation des cultures aux conditions climatiques via l'agroécologie ; la préservation du milieu naturel (restauration des forêts et des écosystèmes naturels, arrêt de l'urbanisation dans les zones côtières, végétalisation des villes...).
"Le vautour fauve est-il vraiment devenu un prédateur, au point que l'on doive aujourd’hui chasser ce rapace réintroduit, avec succès, dans les années quatre-vingt ? Enquête sur le terrain, où les prises de bec se multiplient. Et si ces vautours étaient finalement plus la proie de batailles politico-médiatiques qu'un sujet de controverse scientifique ?" interroge la revue Sésame de la Mission Agrobiosciences-Inrae. Dans le même magazine, on poursuivra la lecture par l'article "Réintroduction, pourquoi en faire un cas d'espèce", qui pose comme "seule certitude : « Consentir au retour d’une espèce, c’est un choix de société. »"
La loi "portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets" du 22 août 2021, dite "Climat et Résilience", comporte 300 articles balayant tout à la fois la réduction des déchets, le verdissement de la commande publique, la protection de la biodiversité, les énergies renouvelables, les mobilités, la rénovation des bâtiments, la lutte contre l'artificialisation des sols, l'adaptation des territoires au changement climatique, le soutien à une alimentation saine et durable… Dans un dossier en ligne, Localtis propose un décryptage à travers une série de fiches thématiques. Le CNFPT met également à disposition un guide à destination des collectivités, structuré en six chapitres "adaptés aux grands domaines de compétences des collectivités".
Le réseau GRAINE d'Auvergne-Rhône-Alpes a conçu un kit destiné à toute personne en situation d'accompagner aux changements d'autres personnes (individus et groupes) sur les enjeux de la transition écologique (formateurs, éducateurs, agents de collectivités, intrapreneurs en entreprises, etc.). Il est constitué de trois fiches "Séquences d'animation" pour accompagner des groupes de 6 à 15 personnes et d'une fiche "Repères" pour se lancer dans l'accompagnement de publics adultes.
Les SfN sont définies par l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) comme "les actions visant à protéger, gérer de manière durable et restaurer des écosystèmes naturels ou modifiés pour relever directement les défis de société de manière efficace et adaptative, tout en assurant le bien-être humain et en produisant des bénéfices pour la biodiversité". "Très efficaces dans la lutte contre le changement climatique", écrit l'Agence Française de Développement" (AFD), elles "sont encore peu ou mal exploitées" ; c'est pour y remédier que l'AFD a financé l'UICN pour la définition d'un standard mondial, un cadre susceptible d'harmoniser les pratiques et rendre les SfN plus opérationnelles et faciles à mettre en œuvre. A l'été 2020, ce standard a été rendu public ; il "entend doter ses utilisateurs [gouvernements, collectivités, aménageurs, financeurs, ONG...] d'un cadre rigoureux de conception des SfN et leur permettre de vérifier qu'elles produisent les effets souhaités en résolvant un ou plusieurs enjeux de société."
Le besoin d'une approche intégrée des données climat, air, énergie est à l'origine de la création de l'Observatoire Régional climat, Air et Énergie (ORCAE) en 2018. En 2020, l'ORCAE met à disposition les données 2017 à la maille communale pour tous les territoires de la région (EPCI, TEPOS-CV, SCOT, PNR…). Parmi les nouveautés, on peut retrouver l'ensemble des données de consommation et de production d'énergie, d'émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques ainsi que de séquestration carbone regroupées dans un seul fichier par territoire.
Les MAEC - pilotées par chaque région en lien avec la DRAAF - constituent un des outils majeurs du second pilier de la PAC pour accompagner le changement de pratiques agricoles et maintenir les pratiques favorables sources d'aménités environnementales. Ce sont des aides financières versées annuellement à des exploitations agricoles volontaires, qui s'engagent pour cinq ans à respecter un cahier des charges spécifique. Pour être éligibles, les parcelles agricoles doivent être situées dans un territoire concerné par un Projet Agro-Environnemental et Climatique (PAEC) validé par la Région. La Coordination inter-réseaux Natura 2000 propose, à travers une publication, des retours d'expérience sur les MAEC dans les sites Natura 2000 au cours de la période 2014-2020, contribuant ainsi aux réflexions en cours sur la PAC post 2020.