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Des circuits courts à dimension sociale

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Comment monter un circuit court de distribution des produits agricoles qui soit réellement vecteur de développement durable ? Plusieurs expériences, en Rhône-Alpes ou ailleurs, mettent l'accent sur l'accessibilité des produits pour tous...

Pour la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique (Fnab), "le renouveau des modes de commercialisation de proximité doit être appréhendé avec prudence", car un circuit court de distribution n'est pas, en soi, une garantie de développement local.

Et la mise en place d'un circuit court doit être réfléchie pour non seulement consolider le revenu de quelques agriculteurs concurrents entre eux mais aussi :

  • consolider l'économie locale en soutenant les agriculteurs dans leur conversion vers l'agriculture biologique ou raisonnée et en créant des emplois
  • développer de nouvelles pratiques agricoles plus respectueuses de l'environnement
  • rendre accessibles au plus grand nombre des produits de qualité, renforcer les liens sociaux et favoriser l'insertion socio-professionnelle des personnes en difficulté

Pour illustrer cet argumentaire en faveur de démarches sociales et solidaires, la Fnab a choisi de présenter 13 expériences aussi diverses que possibles mais toutes soucieuses d'intégrer les trois piliers du développement durable.

A noter en complément : le projet stéphanois De la ferme au quartier, dans la Loire... Avec le soutien des collectivités et du Fonds Social Européen, l'Association départementale pour le développement de l'emploi agricole et rurale (Addear) et diverses associations de quartier animent une véritable plateforme d'approvisionnement local, où la solidarité est de mise.

Ainsi, les consommateurs participent aux frais de fonctionnement en fonction de leurs revenus, permettant à des personnes très pauvres d'accéder à des produits de qualité. L'objectif est également de créer des emplois.